» Catégorie : temoignage
La seringue a tué le rire
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Combien d’années ont passé
Je ne veux pas y penser !

Tout est vague !
Une seringue à mort lente !
Ai-je vingt et un ans ou un siècle ?
La seringue a tué le rire.


Les amis ? Non, la seringue !
J’ai renié mes amis.
J’ai renié la vie.

J’avais été expulsé !

Dehors on m’attend.

Encore une fois je vais essayer, je ne suis pas seul,

La famille
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Ce n’était plus notre salle de bains, mais bien leur salle de jeux.
Mes enfants ont commencé à s’intéresser à cet endroit stratégique
vers l’âge de deux ans et ont pris l’habitude d’en faire leur repaire
jusqu’à ce qu’ils aient chacun leur appartement.
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Elle en a vu des choses, cette salle de bains!
On y a fait flotter des ampoules dans la baignoire pour tirer
dessus avec des pistolets à eau. On y a enveloppé un crapaud mort
dans un drapeau pour le « confier à la mer ».
On a décoré le siège des toilettes avec de la mousse à raser
pour en faire un gâteau à la crème.
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Et quand je cognais à la porte en criant :
« Qu’est-ce que vous faites là-dedans? »
j’obtenais invariablement la même réponse : « Rien! »
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Lorsqu’un enfant dit qu’il ne fait « rien », les parents peuvent
tout de suite composer le 9-1-1. Pendant qu’il ne fait « rien »
dans la salle de bains, le chien aboie, l’eau fuit sous la porte, un frère
ou une soeur hurle de douleur, on sent une drôle d’odeur de poil
grillé et on entend un bruit évoquant le piétinement d’un millier de chameaux.
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Quand j’y repense, la plupart des conversations que j’ai eues avec
mes enfants se sont déroulées à travers la porte de la salle de bains,
généralement vers les 2 heures du matin.
« C’est toi? Tu es rentré ?
Qui croyais-tu que c’était ?
Tu as vu l’heure ?
Non, et toi ?
Tu as mangé ?
Bien sûr, quelle question !
Bon, je vais me coucher.
C’est formidable de pouvoir se parler comme ça.
À ton âge, il y en a beaucoup qui refusent le dialogue! »
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Chaque fois que je criais : « À tâââble »,
tout le monde se lançait dans un ballet minutieusement réglé.
Mon mari s’enfermait dans les toilettes avec les Mémoires de Churchill,
un des enfants décrochait le téléphone et composait le numéro d’un
de ses copains (n’importe lequel),
un autre prenait un ballon pour aller jouer dehors,
et un troisième filait attraper un autobus pour une direction inconnue.
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L’ennui des dîners en famille, quand on finit par réunir tout son monde,
c’est l’impossibilité de se mettre d’accord sur un sujet de conversation.
Les enfants ont tendance à parler de choses de nature à vous couper l’appétit :
ils peuvent par exemple, vous décrire de façon extrêmement détaillée
la face inférieure de la langue.
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C’est dans les années 20 que la notion de rivalité entre frères et soeurs
a été inventée par le psychanalyste autrichien Alfred Adler.
Avant, les parents se contentaient de dire des choses comme :
« Ils vont finir par s’entre-tuer. »
D’après Adler, tous les enfants passent par une phase au cours
de laquelle ils rivalisent entre eux pour attirer l’attention de leurs parents.
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« Maman, dis-lui d’arrêter! » fait une voix excédée.
« D’arrêter quoi ?
D’arrêter de chantonner!
Mais je n’entends rien.
Évidemment, tu n’entends jamais quand elle chantonne!
Elle s’arrange pour que personne d’autre que moi ne l’entende. »
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Je me colle l’oreille contre la bouche de l’accusée, et j’écoute. Rien.
« Regarde son cou. Tu verras que ça bouge. »
Je touche le cou, puis j’ordonne à la « chantonneuse » d’arrêter.
« Ça s’est arrêté ? » ( La question s’adresse à mon fils ).
Il me répond par un sourire de triomphe.
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En voiture, il paraît que certains enfants s’amusent à compter
les vaches ou les immatriculations étrangères.
Chez nous, les enfants ont toujours préféré un jeu qui consistait
à conquérir coûte que coûte une place près de la vitre,
ce qui donnait lieu, sur la banquette arrière, à des voltiges incroyables.
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Cependant, quelque chose aurait manqué à nos vacances sans les inévitables
« coups de pied dans le dos ».
Le spécialiste de ce sport ne s’asseyait jamais ailleurs que derrière
le conducteur, son père en l’occurrence.
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Il y avait aussi la petite coquine qui attendait que nous soyons sur
l’autoroute pour se pencher vers son père, souriant à la perspective
d’une semaine sans soucis, et lui dire :
« Papa, c’est exprès que tu as laissé couler le boyau d’arrosage ? »
À l’occasion, elle était aussi capable de se tourner vers son frère pour lui demander :
« Tu as parlé à maman du chat que tu as caché sous ton lit ? »
Au moment où on croyait qu’elle avait fini de nous assener ses bonnes nouvelles,
elle reprenait la parole :
« J’osais pas vous le dire, mais pendant que papa mettait les valises dans l’auto
et la clé sous le pot à fleurs,
j’ai vu un homme en face qui surveillait tout ce qu’on faisait. »
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Depuis des années, les anthropologues s’attardent à comprendre
quels sont les liens qui unissent une famille pour la vie.
Quelle est donc cette force qui nous maintient tous ensemble ?
Est-ce parce que, même si nous rejetons, ignorons, négligeons notre famille,
nous nous sentons toujours aimés ?
Parce que, malgré nos mensonges, notre indifférence et tous les problèmes
que nous pouvons poser, on nous pardonne tout de même ?
Est-ce parce que nous y avons, quoi qu’il arrive, notre place ?
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Bien sûr, le fait d’avoir élevé une famille
ne fait pas partie des expériences professionnelles
que je mets sur mon curriculum.
N’empêche que je suis en droit de me poser la question :
si c’était à refaire, est-ce que je recommencerais?
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Mais rétrospectivement,
quels qu’aient été mes ambitions et mes succès dans la vie,
j’ai quand même connu une réussite extraordinaire.
Pendant 30 ans, j’ai conservé l’unité de ma famille,
ajoutant un peu de colle par-ci par-là pour que tout se tienne,
réparant ici et là quelques accrocs dus à des échanges un peu vifs,
et en distribuant au jour le jour une portion d’amour et de loyauté
à l’égard de quelque chose qui nous dépassait tous.
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Comment se fait-il alors que nous ayons constamment besoin de mettre
à l’épreuve la patience et l’amour des autres?
La survie de la famille serait-elle à ce prix?
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Auteur: Une mère comblée et fière
Texte du site : http://www.chezserenite.com
lettre d’un soldat
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Je vous écris de mon lit d’hôpital,
d’un pays qui n’est pas le mien.
« Engagez-vous », m’avait dit le général,
« allons, soyons de bons citoyens !
Ensemble, nous irons combattre le mal ».

Mais le mal que j’ai vu en face de moi
n’était qu’un enfant venu d’ailleurs,
tremblant de peur, éperdue d’effroi.
On devait lui avoir dit que le mal, c’était moi
Et que je devais périr afin que la vie lui soit meilleure.

Le général a pointé le doigt vers le mal et a ordonné :
« feu, soldat, fais ton devoir » !
« Pardon mon général, je ne sais pas tuer,
on ne m’a appris qu’à aimer »
!Puis, j’ai vu Jean tomber, c’était mon ami.

Alors à mon tour, je suis devenu guerrier.
À l’autre bout de mon fusil, un cœur a éclaté.
Quand le mal a frappé très fort, je suis tombé.
On venait de me prendre une partie de mon corps.
Enfin, il me restait les yeux pour pleurer sur mon sort.

Le général est venu, à serrer la main qui me restait
Et m’a dit : « Bravo soldat ! Tu as servi avec amour la nation.
Tu recevras, honneurs, médailles et pension ».
« Quel amour mon général ?
Je n’ai ressenti que haine et souffrance ».
Mais le général était déjà parti en recrutement.

Les combattants du mal allaient manquer.
Des hommes reviennent d’un enfer que nous nommons « guerre ».
Ils y ont laissé la santé, parfois un membre ou deux, souvent leur âme.
Des années plus tard,
ils se demandent encore qui ou quoi ils ont servi :
Leur patrie ou bien d’obscurs intérêts ?:



Il restera de toi………..
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« Paroles qui ont accompagné Marcel lors de ses obsèques….. »
Jeudi 4 mars 2010
Il restera de toi ce que tu a donné
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.
Ce que tu a donné en d’autres fleurira
Celui qui perd sa vie, un jour la retrouvera
Il restera de toi ce que tu a offert
Entre tes bras ouverts, un matin au soleil

Il restera de toi
Une larme tombée, un sourire germé
Sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi
Ce que tu a semé, que tu a partagé
Aux mendiants du bonheur
Ce que tu a semé en d’autres germera
Celui qui perd sa vie, un jour la retrouvera.
Michel Scouarnec
Merci Colette de m’avoir fait connaitre ce texte !


Hommage à Mére Teresa
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Mère Teresa…dans ses propres mots
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Brève notice biographique
Mère Teresa est née le 26 août 1910 en Macédoine. Elle était la plus jeune d’une famille albanaise de trois enfants. Dès son plus jeune âge elle veut consacrer sa vie à Dieu. À 18 ans, elle décide de quitter les siens pour devenir religieuse de l’Ordre de Notre-Dame-de-Lorette en Inde. Elle choisit le nom de Sœur Teresa. Déjà à ce moment, elle se sent appelée vers les pauvres.
Elle prononce ses vœux en 1931 et elle enseigne à des jeunes filles indiennes jusqu’en 1948. C’est en 1946, lors de sa retraite annuelle qu’elle entendit l’Appel qui l’incitait à quitter sa vie à Notre-Dame-de-Lorette pour sortir dans les rues et les taudis. Et depuis ce jour son œuvre n’a jamais cessé de grandir pour le service de Dieu et celui des plus pauvres d’entre les pauvres. Les Sœurs de la Charité sont présentes dans plusieurs pays.
En 1979 Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la Paix et en 1980 on lui remet la plus haute distinction indienne qui est la « Bharat Ratna ». Elle est décédée le 5 septembre 1997 laissant dans la tristesse et l’admiration des millions de personnes de partout dans le monde.
Voici un diaporama qui nous la révèle à travers ses propres mots
Cliquez sur le lien pour accéder au diaporama
Le dernier mot de Mère Teresa dans ce diaporama est cette invitation:

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Son insistance sur la prière
« Avez-vous déjà commencé à prier?
Vous devez apprendre à prier.
Ressentez souvent, à un moment de la journée,
le besoin de prière et prenez la peine de prier.
La prière dilate le cœur
jusqu’à ce qu’il soit capable de contenir tout le don de Dieu.
Interrogez, cherchez, et votre cœur deviendra assez grand
pour Le recevoir et Le garder en vous. »
«Une fois que vous aurez appris à chercher Dieu,
ce sera le meilleur moyen pour vous,
votre famille et tous ceux qui vous entourent d’être sanctifiés. »
Merci au site :
Le voyage d’une vie (Maryse Chartrand)*
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J’aimerais vous partager quelques phrases de Maryse Chartrand,
extraites du livre La vie est belle d’Isabelle Clément.
Cette femme a fait le tour du monde pendant un an
avec ses trois enfants et son conjoint.
Lorsqu’ils sont revenus à Montréal son conjoint s’est suicidé,
elle a fait un documentaire de ses voyages à Canal vie
et a passé à l’émission Tout le monde en parle pour parler du suicide.
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Samuel était aimé et il nous aimait.
Et pourtant, il était mort, vidé de tout l’amour qui l’entourait.
L’amour, cette force qui peut transporter des montagnes,
n’avait pas pu sauver mon amoureux.
« Le suicide est un tsunami
qui anéantit jusqu’à vos convictions
et vos valeurs les plus profondes.
![]()
Ce que nous projetions de vivre ensemble
n’était pas possible.
Je pensais à vieillir sans lui et j’avais mal.
Je pensais à l’avenir de nos enfants,
c’était pire encore.
J’ai eu peur de ne pas survivre à son départ.
Peur que les enfants et moi
soyons condamnés à être des loques humaines.
Alors que cette pensée me terrorisait,
je me suis rendu compte de son irréalité :
je respirais. Je survivais. Je vivais.
Il était mort, mais pas moi. Pas les enfants.
La vie continuait.
Elle pulsait dans nos veines.
Je suis alors sortie dans la rue
et j’ai regardé les arbres très attentivement.
Étaient-ils différents depuis sa mort?
La lumière d’automne était mordante.
Les feuilles, flamboyantes. L’air vivifiant.
Hier et demain me tourmentaient.
Pas le moment présent.
L’ici maintenant
auquel les maîtres spirituels nous convient
m’était offert avec une bonhomie infinie.
Je me rappelle m’être trouvé privilégiée.
Le seul endroit dans la quiétude était le PRÉSENT.
J’ai alors entrepris de m’arrêter aussi souvent que nécessaire
pour revenir dans ce lieu libre de tout tourment.
Aussi, quand les enfants et moi riions autour de la table, au souper,
je prenais au vol cet instant et je demandais aux enfants :
« Qu’est-ce qui nous manque en ce moment? »
La réponse honnête était toujours la même.
Rien. Nous étions bien.
LA VIE ÉTAIT BONNE.
Ce sont nos pensées à propos de la réalité
qui causent notre SOUFFRANCE.
L’existence est innocente.
Dépouillée de tous nos jugements,
la vie n’est que candeur.
Toujours.
Et c’est ainsi que je me suis reconstruite.
Ou plutôt, c’est ainsi que je me déconstruis,
un peu plus chaque jour.
Je désapprends à vouloir comprendre
pour simplement M’ÉMERVEILLER.
Je désapprends à JUGER pour embrasser ce qui est.
Je désapprends à vouloir contrôler ma destinée
pour me rendre disponible à elle.
Je désapprends à me faire confiance
pour être en confiance.
La vie est belle et hideuse,
généreuse et intransigeante,
sensible et cruelle, banale et grandiose.
Elle est le noir et le blanc,
et chaque couleur entre ces deux pôles.
Elle est ce que j’y vois.
Elle est sur quoi je m’attarde.
Elle est la pensée que je crois.
Le décès de mon mari a été ma plus grande épreuve
et mon plus grand cadeau.
Je sais maintenant que la mort n’est pas une finalité.
Samuel est plus près de moi qu’il ne l’a jamais été.
Je sais aussi que rien n’est imperméable.
Quand un creux de vague arrive,
j’y entre de plein gré
en sachant qu’il ne DURERA PAS,
et lorsqu’un moment de pur bonheur me vient,
j’y goûte pleinement.
J’embrasse ce qui passe
parce que justement cela ne fait que passer.
![]()
Je réalise que l’important
n’est pas ce que la vie me donne.
C’est plutôt ce que moi je lui donne.
Lorsque je lui offre ma présence,
elle devient exactement cela UN PRÉSENT.
Du fond de mon être monte
alors une prière qui ne tient qu’à un mot :
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LA LEÇON DE GUITARE
Commentaires » 0J’étais ce qu’on appelle un « homme pressé »
et, dans mon cas,
cela signifiait aussi un « homme stressé »
papiers administratifs, factures,
comptes, prospection des clients,
le quotidien d’une entreprise est passionnant
mais c’est aussi une tâche lourde à assumer.
Souvent le soir,
lorsque je rentrais fatigué après une longue journée,
je n’étais pas aussi disponible
que je le voulais pour ma famille.
Mes enfants le sentaient bien:
« Papa, détends toi, viens jouer avec nous ».
Mais rien n’y faisait,
plus j’essayais de me calmer, moins j’y parvenais.
J’ai essayé beaucoup de choses
et pas toujours les meilleures pour diminuer mon stress :
médicaments, alcool,manger des sucreries
n’ont pas d’effets durables et sont mauvais pour la santé.
Bizarrement, c’est mon professeur de guitare
qui a résolu le problème.Je prenais une leçon hebdomadaire.
C’est un réel plaisir pour moi de sentir vibrer la caisse de l’instrument
comme si elle faisait écho à mes propres sentiments.
Mais la pratique de la guitare demande discipline et disponibilité d’esprit.

Or, ce jour là,
je rejouais sans cesse le même passage,
maisil n’y avait rien à faire:
les sons ne « sonnaient » pas, ma musiquen’avait pas d’âme.
Au bout de quelques mesures, je me suis emporté:
« Bon Dieu je n’arrive pas à me détendre!
« Mon professeur a souri.
Il m’a enlevé l’instrument des mains
et s’est mis à triturer les mécaniques en bout de manches
jusqu’à ce que les cordes soient toutes distendues.
Il m’a redonné la guitare en me disant:
»Maintenant, joue! »J’étais surpris mais j’ai obéi.

Evidemment, le morceau était inaudible.
Le professeur a repris la guitare
et cette fois-ci, il a tiré les cordes au maximum.
Lorsqu’il me l’a redonnée, celles-ci étaient si tendues
qu’il ne m’a fallu que quelques secondes
et un aller-retour sur le manche pour casser le mi et le la.
Tout penaud, je lui lançais un regard interrogateur.
Il me dit alors:
« Tu vois, nous sommes tous comme cette guitare:
trop mous,nous ne sommes bons à rien
et trop tendus, nos nerfs lâchent.
Crois-moi, la solution c’est LE JUSTE MILIEU.
Chaque fois que tu cherches à te détendre,
rappelle-toi la manière dont tu accordes ta guitare :
le son est toujours plus beau
quand les cordes ne sont ni relâchées, ni trop tendues.
source : http://www.club-positif.com/
L’histoire de Billy!
Commentaires » 3![]()
À Phoenix en Arizona,
une mère de 26 ans regardait son fils de 6 ans
qui se mourait de la leucémie.
Bien que son cœur ait été rempli de tristesse,
elle ressentait également un fort sentiment de détermination.
Comme n’importe quel parent,
elle aurait tant voulu que son fils puisse grandir
et accomplir tous ses rêves.
Mais, elle savait que, maintenant, ce n’était plus possible.
La leucémie gagnerait très bientôt.
Mais, elle désirait tant que le rêve de son fils se réalise.
Elle prit la main de son fils et, tendrement, lui demanda:
Billy, as-tu déjà pensé à ce que tu deviendrais une fois grand?
As-tu jamais rêvé et souhaité à ce que tu ferais dans la vie?
«Maman, j’ai toujours voulu être un pompier
lorsque je serai grand.»
La maman lui rendit son sourire et lui dit:
Voyons maintenant si nous pouvons faire quelque chose
pour que ton souhait se réalise.
Plus tard, ce même jour,
elle se rendit au Service des Incendies à Phoenix, Arizona,
où elle rencontra le pompier Bob,
un gars avec un cœur aussi grand que Phoenix.
Elle lui expliqua le souhait final de son fils,
et lui demanda s’il était possible de donner,
à son fils de 6 ans,
un tour autour du bloc sur un camion-incendie.
Le pompier Bob lui dit :
Regardez ! Nous pouvons faire mieux que cela.
Si vous pouviez avoir votre fils prêt à sept heures mercredi matin,
nous le nommerions pompier honorifique pour la journée entière.
Il peut descendre à la station, manger avec nous,
sortir à chaque appel de feu,
et expérimenter tout ce que comporte notre journée !
De plus, si vous nous donnez sa taille,
nous obtiendrons un véritable uniforme de pompier pour lui,
avec un vrai chapeau de pompier. Pas un jouet!
Il y a aura même l’emblème du département d’incendie de Phoenix dessus.,
Nous lui offrirons un ciré jaune comme nous portons
et les bottes en caoutchouc.
Ils sont tous fabriqués ici à Phoenix.
Ainsi, nous pouvons les obtenir rapidement !
Trois jours plus tard, Bob alla chercher Billy.
Il l’habilla dans son uniforme
et le mena de son lit d’hôpital jusqu’au camion de pompier.
Billy a pu s’asseoir à l’arrière du camion,
avant de revenir à la station d’incendie.
Il était au ciel!
Il y eu trois appels à Phoenix ce jour-là,
et Billy est sorti à chacun des trois.
Il est monté dans les différentes pompes à incendie,
le fourgon des infirmiers,
et même la voiture du chef.
Il a été également enregistré en vidéo
pour le programme local de nouvelles.
En ayant vu son rêve devenir vrai,
avec tout l’amour et l’attention qui lui furent prodigués,
profondément touché,
Billy survécu trois mois plus longtemps
que tous les espoirs de ses médecins.
Une nuit, tous ses signes vitaux commencèrent à chuter
et l’infirmière en chef, qui croyait au concept d’hospice,
que personne ne devrait mourir seul,
elle appela les membres de sa famille à l’hôpital.
C’est alors qu’elle s’est rappelé
le jour où Billy avait agit en tant que pompier.
Elle appela le chef des incendies
et lui demanda s’il était possible d’envoyer, à l’hôpital,
un pompier dans son uniforme,
pour être avec Billy lors de sa transition.
Le chef a répondu qu’il pouvait faire mieux que cela.
Nous serons là dans cinq minutes.
S’il vous plaît, me feriez-vous une faveur?
Quand vous entendrez les sirènes,
et verrez les lumières clignoter,
vous annoncerez,
dans le système intercom de l’hôpital,
qu’il n’y a pas de feu
mais que c’est le département qui s’en vient voir,
encore une fois,
un de ses meilleurs membres.
Et ouvrez la fenêtre de sa pièce.
Environ cinq minutes plus tard,
un crochet et un camion à échelle
arrivèrent à l’hôpital et prolongèrent l’échelle
jusqu’à la fenêtre ouverte du troisième étage de Billy.
16 sapeurs-pompiers se sont élevés
vers le haut de l’échelle
pour entrer dans la chambre de Billy.

Avec la permission de sa mère,
ils l’ont étreint et,
le serrant dans leurs bras,
et lui indiquèrent combien ils l’ont aimé.
Avec un souffle mourant,
Billy a levé les yeux vers le chef et lui a dit :
Chef, suis je vraiment un pompier maintenant?
Le chef lui dit:
«Billy, tu l’es!
Et le chef principal, Jésus, te tient par la main».
Avec ces mots, Billy a souri et a répondu :
Oui, je sais!
Il a tenu ma main toute la journée,
et les anges ont chanté aussi.
Sur ces mots, Billy ferma les yeux,
pour la dernière fois.

Un trésor entrevu
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« Il arrive que nous tombions sur une joie imprévue qui libère en nous le désir d’alléger nos vies »
« Les gens n’ont plus de désir » !
Cette remarque entendue l’autre jour dans la bouche d’une commerçante est restée crochée en moi.
J’habite à côté d’un magasin du centre ville qui propose une carte permettant les achats à crédit.
Ici, on peut tout acheter, mais faire son marché est devenu un vrai casse- tête, tant les rayons regorgent de marchandises.
Je connais aussi la petite épicerie d’un village où l’on trouve juste le nécessaire et où il n’est pas question de payer avec une carte.
Mais le sourire de l’épicière remplace largement les produits manquants qui invitent par ailleurs à revisiter le menu du jour.
Le « trop » et cette illusion de pouvoir tout acquérir dans l’instant tueraient-ils donc le désir ?
Nous mourrons certainement de nous gaver de ce qui ne comble jamais notre faim.
De plus acheter, acheter à crédit révèle un rapport à la vie où la frustration est bannie, où la richesse de l’attente et l’effort à fournir pour obtenir ce que l’on a entrevu sont discrédités.
Or ce qui met en vie, c’est moins de posséder que d’espérer. Le moteur de l’existence, c’est ce qui reste inassouvi…..
Ne dit-on pas que les fleurs sont la réponse de la plante au manque d’eau ?
Souvenons-nous de cet ouvrier qui travaillait aux champs et qui tombe sur un trésor (Mt13, 44).
Qui d’entre nous n’a pas rêvé, un jour, de trouver un trésor qui transformerait sa vie ?et nous voici déjà en train de signer la fin de l’histoire en imaginant notre chanceux filant précipitamment, sa cassette sous le bras.
Or, la parabole nous réserve une surprise.
L’homme ne se précipite pas, mais commence par laisser le trésor en terre « et dans sa joie, il va, il vend tout ce qu’il a et il achète ce champs là. »
C’est sa joie qui doit nous retenir, et cette liberté tissée de confiance.

Tout le contraire de l’avidité et de la peur de perdre tout ce qu’il a trouvé.
Ce qui nourrit son élan, c’est ce trésor entrevu au hasard d’un coup de houe.
De tout le reste il peut se détacher, car c’est sans importance.
Ainsi en est-il de la présence de Dieu.
D’y goûter réveille en nous une nouvelle légèreté à l’égard de tout ce à quoi nous sommes mal attachés :
certains liens affectifs comme certaines relations aux choses ou à l’argent.
Il arrive qu’en retournant notre champ quotidien,
nous tombions sur une joie imprévue qui libère en nous
le désir d’alléger nos vies plutôt que de les alourdir en capitalisant.
Nous nous approchons alors du cœur de l’Evangile :
le Royaume ne s’achète pas, mais quand on le trouve …. On met le prix pour le garder !
Francine Carrillo, Pasteur et Théologienne à Genève ! Panorama de mars 2009
Alexandre Jollien : Itinéraire d’un miraculé
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BIOGRAPHIE
A sa naissance en Suisse, en 1975,
Alexandre Jollien est victime d’une strangulation par le cordon ombilical
qui le laisse infirme moteur cérébral(IMC).
Dés l’âge de 3ans , ses parents le placent dans une institution spécialisée.
C’est par son intérêt pour la philosophie et par l’écriture
qu’il réussit notamment à assumer son lourd handicap.
Son premier livre ELOGE DE LA FAIBLESSE est couronné par l’Académie française.
Puis, le métier d’homme (seuil 2002)
et la construction de soi(seuil,2006) sont autant de best-sellers.
Marié et père de deux enfants,
ce philosophe apprécié des médias mène de front son travail d’écrivain et de conférencier.
Infirme moteur cérébral, Alexandre Jollien a découvert la philosophie à l’adolescence
comme une façon de vivre,une thérapeutique de l’âme.
un chemin de transformation que le philosophe assume à partir de sa foi chrétienne.
orienté vers la joie Pascale.


ALEXANDRE JOLLIEN NOUS CONFIE :
Mon conseil d’intériorité :
Dès le matin, je m’interroge :
« Quel est mon désir profond aujourd’hui? »
En effet, j’observe une grande différence entre celui-ci et ce qui mefait courir.
Par exemple, je peux désirer la sérénité, la joie tout en courrant après la reconnaissance….
Ce qui est totalementcontradictoire.
Je fais mien aussi ce conseil de Nietzche:
« Dés le réveil, réfléchir si l’on ne peut pas ,
Ce jour là, faire plaisir au moins à un homme. »
Enfin, le soir, je prends le temps de « relire » ma journée :
« Qu’est-ce qui m’a nourri?
« Qu’est-ce qui m’a bléssé? »
Je peux alors déposer mes sentiments, mes émotions dans la prière et lire,
A la lumière de cette lucidité, les textes du jour.
Une maniére de vivre et digérer les événements en profondeur.
St Augustin n’affirme-il-pas :
« La mémoire est comme l’estomac de l’esprit, »

ALEXANDRE JOLLIEN NOUS CONFIE :
LA PRIERE QUE J’AIME
COMME LE SCULPTEUR
Si tu ne vois pas encore ta propre beauté,
Fais comme le sculteur d’une statue qui doit devenir belle :
Il enlève ceci, il gratte cela,
Il rend tel endroit lisse, il nettoie tel autre,
Jusqu’à ce qu’il fasse apparaître le beau visage dans la statue.
De la même manière, toi aussi,
Enlève ce qui est superflu, redresse ce qui est oblique,
Purifiant tout ce qui est ténébreux pour le rendre brillant,
Et ne cesse pas de sculpter ta propre statue
Jusqu’à ce que brille en toi
La clarté divine de la vertu .
PLOTIN, philosophe grec (205-270)

ALEXANDRE JOLLIEN NOUS CONFIE :
POURQUOI J’AIME CE TEXTE
On vient souvent à la spiritualité
Dans le but de s’enrichir
Sur le plan des connaissances, des expériences,
Des savoir- faire….
Au contraire, comme nous le rappelle Plotin,
Une véritable démarche spirituelle
Consiste à se dépouiller de l’inessentiel,
De ce qui nous empêche d’être nous-mêmes.
Pour le chrétien,
Cela commence par le silence de la prière.
Un acte de libération intérieure
Devant ce Dieu qui me connait.

pour lire entiérement l’article, lire le Prier n°310. d’ Avril 2009








































































