» Catégorie : Histoires à lire en famille
la « véritable » histoire des Rois Mages !
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Ce matin là, dans la maison de Mamigoz,
tout le monde s’affairait :
Tugdual et Ronan ajustaient la couronne d’or
sur une grande galette odorante
tout juste sortie du four de Mamigoz,
lorsque quelqu’un frappa à la porte…
Un vent frais s’engouffra dans la maison
en même temps que trois drôles de personnages.

Pendant que le plus âgé , Melchior
présentait ses hommages à Mamigoz,
et que Balthazar L’ Africain emmitouflé
s’extasiait sur la neige rencontrée en chemin,
le plus jeune Gaspard, tendit à Ronan
un petit paquet joliment emballé
de papier chamarré et enrubanné de rouge….
» Tiens ! Ronan ! ….Tu t’appelles bien Ronan ?
Voici un paquet que m’a remis Noël !
C’est pour Mamigoz…Son APN, sans doute ! «

Un peu plus tard
après avoir remercié Mamigoz pour son café
et son délicieux gâteau, ils reprirent leur route ….
Petit Ronan remis le cadeau à Mamigoz :
– » Dis ! Mamigoz, pourquoi ?
Pourquoi, ils étaient déguisés…les Bonhommes ? …. »
– » Tu ne connais pas les » Trois Rois Mages » ?
Mamigoz prit tranquillement une chaise
et s’installa près de la cheminée,
tout de suite suivie par Tugdual et Ronan….

» Il était une fois « ……..
Il était une fois, trois Rois venus d’ Afrique
….pays magnifique !
Etant tous trois passionnés d’ Astronomie,
ils étaient équipés du tout dernier modèle
de télescope existant à cette époque.
Quand ils ne faisaient pas leurs métiers de Rois,
ils observaient le ciel, la lune et les étoiles.

C’est alors qu’ apparut dans la nuit noire
une fantastique étoile filante.
La plus lumineuse qu’ils n’aient jamais vue.
Elle s’arrêta et clignota juste au dessus de leurs palais.
Ils cherchèrent dans leurs tablettes
de prévisions, le passage d’une comète…Rien !
Ce n’était pas non plus une météorite !

Mais se souvenant d’une très ancienne légende
qu’ils se transmettaient de bouche à oreille….
» Un jour viendra bientôt
où un signe du ciel changera le monde ! « .
Chacun de leur côté, ils décidèrent
de se mettre en route pour suivre cette étoile.
L’Etoile qui n’attendait que cela,
se remit aussitôt en route.
Elle les guida au-delà des monts,
des déserts et des lacs.

Melchior, le plus âgé,
décida un soir de faire une pause
pour abreuver ses chameaux.
Il s’arrêta dans une humble auberge.
Là, à une table, près d’un chandelier d’argent,
un homme richement vêtu d’habits dorés,
si absorbé par la lecture d’un gros livre,
qu’il ne vit même pas le Roi s’approcher de lui.
Il sursauta….Je m’appelle Balthazar !
Je suis Roi et je viens d’ Afrique .

Pendant que les hommes et les animaux
de leurs suites se reposaient,
ils passèrent la nuit à discuter de leur voyage
et surtout de cette » Etoile « .
Au petit matin ils décidèrent
de faire le reste de la route ensemble….

En chemin, ils croisèrent une longue caravane
chargée de présents et de riches soieries.
Ce n’était autre que le jeune Gaspard
….le troisième Roi de l’histoire.
…..Ils reprirent la route ensemble….
L’ Etoile les guidait toujours fidèlement,
avançant au rythme des chevaux et des chameaux.

Mais un jour ! Elle s’arrêta tout net
juste au dessus d’une pauvre étable.
Ils se regardèrent intrigués….
Etait-ce possible que cette Etoile Magique
leur avait fait faire un si long voyage
pour se retrouver devant une étable minable ?

……Ils envoyèrent un émissaire
….qui ne revint pas !
Puis un autre….qui ne revint pas non plus….
Une patrouille cette fois ferait l’affaire !
…Un seul homme ressortit de la cabane.
Il se tenait sur le pas de la porte.
Son visage radieux rayonnait de mille feux.

Les Trois Rois mirent pieds à terre
et décidèrent d’entrer à leur tour.
Et là, oh surprise, ils virent un bébé
couché dans le foin près d’un boeuf.
Un peu plus loin, un âne dormait
visiblement fatigué d’avoir longuement voyagé.

Une belle jeune femme brune
berçait l’enfant avec tendresse.
Plus loin, un homme plus âgé,
assis sur un baluchon regardait entrer
avec surprise, les nouveaux visiteurs.
Il s’appelait Joseph…charpentier de métier ,
et veillait sur l’enfant et sa mère Marie
qui venait de le mettre au monde.

Melchior déposa l’ or devant l’Enfant,
Balthazar, la myrrhe et Gaspard, l’encens.
L’Enfant les regarda un par un
et leur sourit :
Il s’appelait Jésus .

Tugdual et Ronan écoutaient Mamigoz
ne perdant pas une miette de cette belle histoire.
…. » Et maintenant qui veut de la galette…des Rois » ?
Yvonne Delisle

trouvé sur le site de Mamigoz :
L’arbre de vie
Commentaires » 1L’arbre de vie


Les yeux tout embués, le coeur battant,
le petit garçon éveillé par un cauchemar
demande une histoire à sa maman.
Ce petit garçon a rêvé
qu’un arbre mort très méchant voulait le dévorer.


Sa maman le prend dans ses bras et commence son récit.
« Tu sais l’arbre que tu as vu, au début,
il n’était pas méchant,
ni maintenant d’ailleurs;
je vais te raconter son histoire… »


Il était une fois un grand pré tout vert sous le soleil.
Dans cepré, il y avait un arbre qui commençait à sortir.
Ce petit arbre avait un peu peur,
il était tellement petit
que chaque fois que levent soufflait un peu,
il tremblait, chaque fois qu’il pleuvait,
il avait peur d’être mouillé.
Il avait peur que le soleil
s’il brillait trop longtemps, le brûle.
Le petit arbre avait peur aussi d’être écrasé
par des grandes personnes qui marchaient dans ce pré.


Alors le petit arbre voulait grandir très vite
pour devenir plus fort,
et puis un jour alors qu’il avait plu,
le petit arbre a vu qu’il faisait de nouvelles feuilles.
Il s’est dit :
» Tiens, la pluie n’est pas si méchante,
elle m’aide à grandir « .
Le vent s’est mis à souffler
et a sécher les larmes du petit arbre.
Il s’est dit :
» Tiens le vent aussi est gentil, il sèche mes larmes « .

Et le soleil s’est mis à briller pour le petit arbre
qui avait compris que les éléments autour de lui
l’aidaient à grandir.
Quand il est devenu adolescent,
l’arbre s’est senti très fort,
il regardait les gens de haut,
maintenant ils ne pouvaient plus l’écraser.
Et puis, il a commencé à voir ses feuilles tomber.

Alors la peur l’a envahit
comme quand il était enfant,
il a regardé autour de lui
et il a vu que les autres arbres aussi
avaient perdu leurs feuilles.
Alors il a demandé à un vieil arbre ce qui se passait,
et celui ci lui répondit :
» Tu sais, parfois nous possédons des choses
et nous ne les voyons plus.
Alors nous n’en prenons pas soin
et puis quand ces choses là tombent et ne sont plus là,
elles nous manquent.
Alors nous faisons « peau neuve » comme on dit.
Ne t’inquiète pas,
les feuilles repousseront quand tu en auras besoin
et tomberont au fil des saisons…
C’est la vie. «


L’arbre se senti rassuré et au fil des saisons
il comprit beaucoup de choses sur la vie,
il donnait des fleurs et des fruits
même aux personnes
qui lui avaient peut être un jour fait du mal.
Mais ça ne l’avait pas empêché de grandir,
au contraire. L’arbre est devenu adulte ;
ses racines sont devenues de plus en plus solides
et tout le monde venait le voir
parce qu’il donnait toujours l’impression de sourire.
Les enfants jouaient autour de lui,
les adolescents s’abritaient du soleil
et les adultes l’enviaient de le voir si beau.


« Mais pourquoi maman
il m’a fait peur avec ses grandes branches ? «
» Il ne voulait pas te faire peur,
il était juste un peu triste
comme nous pouvons l’être parfois,
et il t’a tendu les bras.
Il ne faut pas avoir peur des arbres
et des personnes tristes
ou qui ne te paraissent pas comme les autres.
Il faut juste les regarder et essayer de comprendre. «


Cet arbre mon enfant, nous sommes comme lui,
nos larmes nous aident à grandir
et parfois nous perdons des choses
ou des êtres qui nous sont chers
et nous avons besoin de faire peau neuve.

Et même si le vent nous bouscule parfois,
même si, à certains moments,
le soleil reste caché derrière les nuages,
il faut bien ouvrir les yeux pour le voir
et tu le verras et il te réchauffera;
mais voilà, tu vois,
il ne faut pas avoir peur de cet arbre.
Il vit et grandit comme toi.
C’est l’arbre de Vie !



Le vieux Simon
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Un pasteur disait un soir, assez soucieux,
au sacristain de son église :
»Avez-vous remarqué le vieux aux habits râpés
qui, chaque jour à midi,
entre dans l’église et en ressort presque aussitôt ?
Je le surveille par la fenêtre du presbytère.
Cela m’inquiète un peu car, dans l’église,
il y a des objets de valeur.
Tâchez un peu de le questionner ».

Dès le lendemain,
le sacristain attendit notre visiteur
et l’accosta :
- Dites donc, l’ami,
qu’est-ce qui vous prend de venir ainsi dans l’église ?
- Je viens prier, dit calmement le vieillard.
- Allons donc !
Vous ne restez pas assez longtemps pour cela.
Vous ne faites qu’aller jusqu’à l’autel et vous repartez.
Qu’est-ce que cela signifie ?

- C’est exact, répondit le pauvre vieux;
moi, je ne sais pas faire une longue prière;
alors je viens chaque jour à midi
et je Lui dis tout simplement :
»Jésus ! … c’est Simon ».
C’est une petite prière,
mais je sens qu’Il m’entend.

Peu de temps après
le vieux Simon fut renversé par un camion
et soigné à l’hôpital.
- Vous avez toujours l’air heureux
malgré vos malheurs,
lui dit un jour une infirmière.
- Comment ne le serais-je pas ?
Mais c’est grâce à mon visiteur.

- Votre visiteur ? reprit l’infirmière avec surprise,
je n’en vois guère… et quand donc vient-il ?
- Tous les jours à midi, il se tient là,
au pied de mon lit, et il me dit :
»Simon… c’est Jésus ! ».

Extrait de « Jésus, Marie et notre temps », mai 1983
Paru au bulletin des Amitiés Spirituelles, n°144, octobre 1985
LES OUTILS
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Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela,
dans un petit village palestinien, un atelier de charpentier.
Un jour que le maître était absent,
les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi.

Les conciliabules furent longs et animés,
ils furent même véhéments.
Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils
un certain nombre de membres.
L’un prit la parole:
Il faut, dit-il, exclure notre soeur la scie,
car elle mord et elle grince des dents.
Elle a le caractère le plus grincheux du monde.
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Un autre dit:
Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot
qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche.
Quand au frère marteau, dit un autre,
je lui trouve le caractère assommant.
Il est tapageur.
Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs.
Excluons-le.

Et les clous ? …
Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? ..
Qu’ils s’en aillent !

Et que la lime et la râpe s’en aillent aussi.
A vivre avec elles, ce n’est que frottement perpétuel.
Et qu’on chasse le papier de verre
dont il semble que la raison d’être dans cet atelier
soit de toujours froisser !

Ainsi discouraient en grand tumulte
les outils du charpentier.
Tout le monde parlait à la fois.
L’histoire ne dit pas
si c’était le marteau qui accusait la scie
et le rabot la lime, mais il est probable que c’était ainsi,
car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.

La réunion bruyante prit fin subitement
par l’entrée du charpentier dans l’atelier.
On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi.

Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince.
La rabota avec le frère rabot au ton tranchant
qui épluche tout ce qu’il touche.
Le frère ciseau qui blesse cruellement,
notre soeur la râpe au langage rude,
le frère papier de verre qui froisse,
entrèrent successivement en action.
Le charpentier prit alors
nos frères les clous au caractère pointu
et le marteau qui cogne et fait du tapage.
Il se servit de tous ses outils au méchant caractère
pour fabriquer un berceau.

….. Pour accueillir l’Enfant à naître…
….. Pour accueillir la Vie …

Jean Vermette
du site : http://www:spiritualite-chretienne.com


LE PAIN
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Marthe croit encore avoir faim
Et de son lit réclame un morceau de pain.
- C’est de la fantaisie, ma petite fille, répond la mère.
Nous sortons de table, tu n’auras pas de pain,
Mais un baiser.

- Merci, répond gentiment la petite, c’est meilleur,
Puisque les baisers d’une maman c’est le pain du coeur.
Et dans le fond de la chambre,
la voix d’Anne, la petite soeur, murmure :
- Oui, et Jésus est le coeur du pain !
Max Camis, Paroles d’enfants, 1928.

du site : http://www:spiritualite-chretienne.com




















