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La nuit avant Noël
Commentaires » 0Poème de Noël de Clément Moore
La nuit avant Noël
En 1822, un pasteur new-yorkais du nom de Clément Clarke Moore
écrivit un poème mettant en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge,
assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein,
et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l’attente des cadeaux.
Ces images poétiques ont symbolisé Noël
pour des générations et des générations d’enfants.
Intitulé « A visit from Saint Nicholas »puis publié anonymement dans un journal de l’état de New York,
ce poème séduisit immédiatement l’imagination du public.
A tel point que le premier vers : « Twas the night before Christmas »
prit rapidement la place du titre original .
Une des raisons pour lesquelles le poème de Moore
connaît toujours le même succès
est la joie qu’on éprouve à le lire à haute voix.
Il commence dans le silence et le suspense
pour monter en un crescendo dramatique
tandis que ses vers joyeux
annoncent le mystérieux visiteur de minuit.
Récit merveilleux en attendant Noël
« The night before Christmas »
est devenu depuis un véritable rite
dans beaucoup de familles anglo-saxonnes.
Et vous aussi.
Vous ne pourrez pas résister au plaisir
de renouer avec cette vieille tradition
qui veut qu’on lise ce poème à haute voix
afin que tous puissent en partager la joie et l’émotion.
C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l’heure où tout est calme, même les souris.On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.
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Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir díun coup de sous ma couette.
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Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c’était le jour.Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,Dirigés par un petit personnage enjoué :
C’était le Père Noël je le savais.
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Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
» Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez , Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop ! «
Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles ,
Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.Peu après j’entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.
De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.
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Mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,
Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.
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Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.
Avant de disparaître le Père Noël cria :
» Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit «
La petite fille aux allumettes
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d’après Hans Christian Andersen


La veille de Noël,
il faisait terriblement froid.
Chacun se hâtait de rentrer chez soi.
Seule une petite fille errait dans les rues
et essayait de vendre des allumettes aux passants.

Sa mère était morte
et elle vivait avec son pauvre papa qui était malade.
La petite fille était chaussée de sabots
beaucoup trop grands pour elle.

Lorsqu’elle dut s’écarter pour laisser passer une voiture,
elle trébucha et tomba dans la neige.
Avant qu’elle put se redresser,
de méchants garnements lui volèrent ses sabots
et elle dut poursuivre son chemin, les pieds nus.

Au bout d’un moment,
la pauvre enfant eut tellement froid
qu’elle ne put aller plus loin.
Elle s’assit sur un seuil
et se recroquevilla
tant qu’elle put pour se réchauffer.


« Si j’allume une allumette,
j’aurais peut-être moins froid aux mains »
se dit-elle.
A la lueur vacillante de l’allumette,
la fillette vit un spectacle merveilleux.

Devant elle , une table était dressée.
Une magnifique dinde rôtie reposait sur un plat.
Sur la belle nappe blanche
se trouvaient encore une tarte
et toutes sortes de choses délicieuses.

Comme la fillette tendait les mains vers ces délices,
l’allumette s’éteignit et la table disparut.

La fillette faillit pleurer.
Elle oublia que son père serait fâché
si elle allumait elle-même toutes ses allumettes
et rentrait sans argent.

Elle frotta une autre allumette
et vit alors un magnifique arbre de Noël,
tout scintillant de boules et de bougies.
La fillette voulut s’en approcher
pour se réchauffer aux petites flammes
mais son allumette s’éteignit,
l’arbre de Noël disparut
et les flammes montèrent au ciel
où elles jouèrent à cache-cache avec les étoiles.

La fillette alluma en frissonnant une nouvelle allumette.
A la lueur, elle aperçut sa grand-mère.
« Oh, grand-mère,
ne me laisse pas seule »
supplia la fillette.
« Emmène-moi dans ta maison au-dessus des étoiles ! ».

L’enfant alluma une deuxième allumette avec la première
pour que l’image de sa grand-mère ne s’effaçât point.
La vieille dame tendit les bras
et souleva prudemment sa petite-fille.

Dans un rayon de lumière éblouissant,
la grand-mère et sa petite-fille montèrent au ciel,
où deux angelots emmitouflèrent la petite fille
dans un nuage chaud et laineux.
L’enfant ne souffrirait plus jamais du froid ni de la faim.

Le matin de Noël,
on trouva la fillette inerte sur le seuil.
Son corps était froid mais ses yeux rayonnaient
et elle souriait bienheureusement.

Les gens en furent tout étonnés
mais ils ne savaient pas toutes les choses magnifiques
que l’enfant avait vues.
Et ils ne savaient pas que sa grand-mère
l’avait emmenée dans un endroit
où elle était enfin heureuse.

trouvé sur: Le monde de chorouky

LA PRECIEUSE ETOILE
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(vieux conte oriental)
![]()
Il était une fois,
il y a fort longtemps,
une petite étoile qui venait de tomber du ciel
s’égarant en plein champ sur la planète terre.

Elle était splendide cette petite étoile,
étincelant de mille feux,
elle scintillait pour tout le monde.
Mais elle était bien seule,
elle ne voyait jamais personne.

Pourtant comment ne pas être vite repérée
quand on scintille de la sorte.
A ce moment-là,
un méchant loup qui rodait dans les environs
cherchant à se mette quelque chose sous la dent,
aperçut l’étoile.
En un éclair, il était sur elle,
cherchant à la dévorer.

Elle était effrayée.
Ne pouvant la croquer – car on ne mange pas une étoile ! –
le méchant loup entrepris de l’enterrer.
Comme seule défense,
l’étoile ne peut que briller plus fort
pour aveugler le loup.

Mais bientôt elle sent qu’elle étouffe,
elle se sent perdue et son éclat diminue !
Survint une pauvre femme,
tout occupée à ramasser des branches mortes
pour chauffer sa maison.
Le loup, surpris,
s’enfuit à toute jambe
laissant la petite étoile à moitié morte.

La femme doucement s’approche…
De ces mains délicates,
elle écarte la terre qui écrase la malheureuse étoile.

Peu à peu, reprenant espoir,
elle se remit à vivre,
et bientôt, elle brille de tous ses feux.

- « Oh, se dit la femme,
je vais l’emporter dans ma maison,
elle éclairera mon mari quand il reviendra du travail ! »
Abandonnant ses branches mortes,
la femme recueille la petite étoile
dans ses deux mains ouvertes en forme de coupe…
et toute joyeuse, regagne sa maison.

(igabiwa.centerblog.net/rub-gifs-2-tableaux-an…)
Arrivée chez elle,
elle dépose sa précieuse découverte
sur un socle près de la porte.
De retour, le soir,
le mari est tout étonné par la vive clarté
qui l’accueille en franchissant la porte.
- « Qu’est ce que cette chose brillante ? » demande l’homme.
Et la femme lui raconte
la merveilleuse aventure qu’elle vient de vivre.

- « Elle nous est précieuse, cette étoile, dit l’homme, gardons-la pour nous. »
- « Non dit la femme, mettons-la dehors,
elle éclairera tous ceux qui passeront près de notre maison ! ».
-« Et plus l’homme disait : « Gardons-la pour nous »,
plus la clarté de l’étoile diminuait, diminuait, diminuait…
Plus la femme disait : « Mettons-la dehors, elle éclairera les passants »
plus l’étoile brillait.

L’homme prépare une place sur le rebord extérieur de la fenêtre,
et y dépose le brillant trésor…
Depuis ce jour, la petite étoile n’a pas quitté sa fenêtre …
Et sa clarté est de plus en plus vive.


Quel cadeau à Jésus ?
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» Nous ne pouvons reconnaître vraiment notre péché
que si nous croyons
que l’amour dont Dieu nous aime
est toujours plus grand que notre faute. »
Pierre Van Breemen, jésuite

Lorsque les bergers s’en furent allés
et que la quiétude fut revenue,
l’enfant de la crèche leva sa tête
et regarda vers la porte entrebâillée.

Un jeune garçon timide se tenait là…
tremblant et apeuré.
- Approche, lui dit Jésus.
Pourquoi as-tu si peur ?
- Je n’ose…
je n’ai rien à te donner,
répondit le garçon.

- J’aimerais tant que tu me fasses un cadeau,
dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.
- Je n’ai vraiment rien…
rien ne m’appartient ;
si j’avais quelque chose,
je te l’offrirais… regarde.

Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé,
il retira une vieille lame de couteau rouillée
qu’il avait trouvée.
- C’est tout ce que j’ai,
si tu la veux, je te la donne.

- Non, rétorqua Jésus,
garde-la.
Je voudrais tout autre chose de toi.
J’aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
- Je veux bien, dit l’enfant,
mais que puis-je pour toi ?
- Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit.
Il s’approcha de la crèche et,
pour empêcher Marie et Joseph de l’entendre,
il chuchota dans l’oreille de l’enfant Jésus :
- Je ne peux pas…
mon dessin est trop moche…
personne ne veut le regarder !
- Justement, dit l’enfant dans la crèche,
c’est pour cela que je le veux…
Tu dois toujours m’offrir
ce que les autres rejettent
et ce qui ne leur plaît pas en toi.

Ensuite, poursuivit le nouveau-né,
je voudrais que tu me donnes ton assiette.
- Mais je l’ai cassée ce matin !
bégaya le garçon.
- C’est pour cela que je la veux…
Tu dois toujours m’offrir
ce qui est brisé dans ta vie,
je veux le recoller…

Et maintenant, insista Jésus,
répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents
quand ils t’ont demandé
comment tu avais cassé ton assiette…
Le visage du garçon s’assombrit,
il baissa la tête honteusement
et, tristement, il murmura :
- Je leur ai menti…
J’ai dit que l’assiette m’avait glissé des mains
par inadvertance ; mais ce n’était pas vrai…
J’étais en colère
et j’ai poussé furieusement mon assiette de la table,
elle est tombée sur le carrelage
et elle s’est brisée !

- C’est ce que je voulais t’entendre dire !
dit Jésus.
Donne-moi toujours ce qu’il y a de méchant dans ta vie,
tes mensonges, tes calomnies,
tes lâchetés et tes cruautés.
Je veux t’en décharger…
Tu n’en as pas besoin…
Je veux te rendre heureux
et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.

Et en l’embrassant
pour le remercier de ces trois cadeaux,
Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur,
j’aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours…

























